La Gouverneure de la province de Hadjer Lamis, Son Excellence Mme Haoua Outman Djamé, du Gouverneur de la province du Lac, Son Excellence Adam Nouki Charfadine.

Le mardi 17 septembre à N’Djamena, le PNUD et le Ministère de l’Économie et de la Planification du Développement, de concert avec l’Union européenne, la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT) et les partenaires clés, ont procédé à la validation technique du document de projet de la Fenêtre nationale de la facilité régionale de stabilisation pour le bassin du lac Tchad.

La séance a été présidée par la Représentante Résidente du PNUD au Tchad, Mme Carol Flore-Smereczniak et Monsieur Djekonde, Directeur Général des Études et Planification du Ministère de l’Économie et de la planification du développement, en présence de la Gouverneure de la province de Hadjer Lamis, Son Excellence Mme Haoua Outman Djamé, du Gouverneur de la province du Lac, Son Excellence Adam Nouki Charfadine, de la Chef de Bureau d’Ocha au Tchad, Mme Belinda Holdworth, et de Mme Zaina, Ambassadeur Représentante de l’Union Africaine.

Le document présenté a été apprécié pour sa qualité et sa cohérence. Par la suite, une discussion dynamique a permis de recueillir les commentaires et les recommandations des divers intervenants, qui seront intégrés dans la version finale.

L'exposé a mis l’accent sur trois éléments essentiels :

-         La Stratégie Régionale de la Stabilisation ;

-         Le 2ème Forum des Gouverneurs organisé du 16 au 18 juillet à Niamey ;

-         La fenêtre nationale de stabilisation.

Au Tchad, la « fenêtre nationale » est conçue pour soutenir les interventions de stabilisation dans les provinces du Lac et du Hadjer Lamis. L'accent est mis sur les zones cibles situées dans les départements de Kaya, Mamdi, Foulli et Wayi, dans la province du Lac, et les départements de Hadjer Al-Bihar et de Dagana pour la province du Hadjer Lamis. Elle sera axée sur trois piliers majeurs, notamment la sécurité communautaire, le contrat social a travers l'accès des communautés aux services sociaux de base et les moyens de subsistance.

Contexte de la facilité régionale de stabilisation

L’insurrection du mouvement Boko Haram dans le nord-est du Nigeria et ses pays voisins du Cameroun, du Tchad et du Niger a fait plus de 10 millions de déplacés au cours des dernières années. Au Tchad, depuis 2014, les autorités locales et les communautés font face à un afflux massif de déplacés et de réfugiés. Les provinces du Lac et du Hadjer Lamis continuent de souffrir de l’insécurité, mais aussi des tensions intercommunautaires et de la pression sur les ressources dans une zone déjà extrêmement pauvre, et où l’accès aux services et aux infrastructures de base est limité. En général, la confiance de la population envers les structures étatiques s’est effritée. Ce constat illustre toute l’importance d’accroître la présence de l’État, en renforçant les capacités et les moyens des administrations locales.

Qu’est-ce que la stabilisation?

Le PNUD définit la stabilisation comme étant un « programme d’activités civiles intégrées, limitées dans le temps, ayant pour objectif principal d’étendre la présence et restaurer la légitimité de l’État ». L’approche de la facilité vise à réduire la violence et à instaurer les conditions de sécurité minimales, à rendre fonctionnelles les infrastructures essentielles et à appuyer l’offre de services de base. Elle a aussi comme objectif de stimuler les moyens de subsistance nécessaires pour renforcer le développement local, le secteur privé, la création d’emplois et la cohésion sociale.

Le PNUD considère la stabilisation comme une intervention complémentaire, exécutée simultanément à des réformes plus vastes. Ces interventions, entreprises par le PNUD en coopération avec d'autres organisations de la société civile et le secteur privé, avec l'appui du Gouvernement, sont essentielles au relèvement et au développement en vue de parvenir à une paix durable et à l’accélération du développement pour ultimement bâtir la résilience des communautés. Comme l’a souligné le Gouverneur de la province du Lac, il est primordial de considérer « l’apport endogène des communautés dans ce processus, et donc de favoriser une appropriation locale dans le respect des spécificités socioculturelles ».

L’inclusion des femmes et des jeunes

Le projet porte une attention particulière à l’autonomisation des jeunes et des femmes. Il faut noter que les provinces du Lac et du Hadjer Lamis ont été historiquement confrontées à ces problématiques, marquées notamment par une scolarisation limitée des jeunes, des mariages précoces ou forcés, et une participation limitée des femmes et des jeunes à la vie publique. En réponse, le projet aura comme objectif transversal de renforcer leur pouvoir économique et de favoriser leur implication politique au sein des communautés. 

La Représentante Résidente du PNUD au Tchad, Mme Carol Flore-Smereczniak en compagne d'Aziza Albachir, consultante nationale du PNUD.

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