Lancement du projet Sécurité Humaine à Goz Beida : Le renforcement de la résilience se concrétise de plus belle

08 mai 2014

imageFemme écrasant le mil. Credit : PNUD Tchad

Le consortium des agences des Nations unies (PNUD, Unicef, UNFPA)  en étroite collaboration avec les autorités tchadiennes, a lancé le 08 Avril 2014 un nouveau projet intitulé Sécurité humaine dans la région du Sila pour contribuer au renforcement de la résilience des populations affectées par les conflits et dont la survie, les moyens d’existence et la dignité sont menacés. Ce projet entend offrir un accès aux moyens de production durables, à l’eau potable, à la santé et à l’éducation, à la sécurité alimentaire tout en soutenant une intégration sociale apaisée entre les différentes communautés.

 
Financé par le Japon pour une période de deux ans, le projet Sécurité Humaine se propose de promouvoir l’emploi  par des formations adaptées,  le leadership, l’appropriation et l’autonomisation. Il  vise le renforcement de la protection des droits humains, notamment ceux des personnes et couches les plus vulnérables.  (renforcement des capacités, état de droit, soutien social, etc.)
Les zones  fortement affectées par les conflits avec un niveau de vulnérabilité très élevé et peu couvertes par les interventions sont bénéficiaires. Il s’agit précisément des Sous Préfectures d’Adé, de Moudeina et quelques 30 à 50 villages dans et autour de Goz Beida. Pour plus d’efficacité et d’impact, les groupes cibles sont les populations déplacées, retournées, les populations hôtes, les femmes vulnérables, souffrant de violence, les Jeunes, les petits producteurs et éleveurs et les Organisations Communautaires de Base.
 
 Les activités du projet Sécurité Humaine relèvent du mandat du PNUD dans le cadre de la gouvernance, du renforcement des capacités et de l’appui institutionnel. A travers ce projet, le PNUD mettra en place et réhabilitera des Comités locaux de paix et assurera le suivi de leurs activités en vue d’une intégration sociale apaisée des populations (populations hôtes, déplacées et retournées). Il mettra en place et équipera et accompagnera six plates formes multifonctionnelles et renforcera les capacités des Organisations des producteurs en maraîchage et prévention des conflits agriculteurs/ éleveurs.
Face à la complexité du contexte et des défis, le Sila est choisi  pour expérimenter la mise en œuvre concrète de l’approche résilience qui construit à travers une démarche et une compréhension commune des acteurs humanitaires et de développement sous l’appropriation et le leadership des autorités locales.