Le Système des Nations Unies appuie le Gouvernement dans la gestion des retournés de la RCA

04 févr. 2014

imageLe CR en visite dans les camps des retournés de la RCAcredits : Heiniger/PNUD

M. thomas Gurtner se dit  « encouragé par le dynamisme du gouvernement tchadien face à la situation des retournés sans discrimination d’âge, d’état civil ni de nationalité dans l’évacuation comme dans l’assistance». 70% à 80% des ressources mobilisées et utilisées pour les moyens de transport et la nourriture proviennent du gouvernement tchadien et de l’action de solidarité des citoyens.

Les premiers besoins sur une période de 6 mois en faveur de 150 000 personnes sont estimés à 32 Millions USD, soit 1,6 milliards de CFA. 15 % à 20% sont couverts par le Fonds d’Appel d’urgence de Nations Unies, a déclaré le Représentant Résident du PNUD, CR/CH, M. Gurtner, au cours de la conférence de presse donnée le mercredi 29 janvier 2014 dans la salle de réunion d’OCHA, à l’issue de sa mission dans le sud du pays v visitant les centres d’accueil des retournés tchadiens de la Centrafrique.  A ce montant s’ajoute les 200 milliards pour couvrir les autres aspects de la crise humanitaire car plus de 2 millions de personnes ont besoin d’aide, a indiqué le Représentant Résident du PNUD, CR/CH, qui promet de porter le plaidoyer au-delà des frontières du Tchad pour informer la communauté internationale sur les défis de la crise afin d’aider le Gouvernement à trouver des solutions humaines aux problèmes.

Le plan d’action pratique du Système des Nations Unies se décline en termes de fourniture d’abris, de couverture, de matériels de cuisine et de vaccins et l’Etat met à disposition le site, le bois et la main d’œuvre, a déclaré le Représentant Résident du PNUD, Coordonnateur Résident/Humanitaire. Une assistance médicale, d’approvisionnement en eau et de distribution de vivres et non vivres sont aussi assurés par le SNU.
On compte 300 enfants non accompagnés à Ndjaména et 202 à Doyaba et l’UNICEF s’occupe du programme de regroupement. Le HCR va aussi reprendre le programme d’éducation pour la  cohabitation pacifique qui était mis en œuvre en 2007. En collaboration avec le gouvernement,  l’OIM est à pied d’œuvre pour déterminer les origines des retournés.   


M. Gurtner, qui a sillonné Moundou, Bitoye, Mbaibokoum, Béré, Sarh et Sido, les autorités locales œuvrent en solidarité avec les ONG et le SNU. La croix rouge tchadienne, appuyée par les associations de femmes et d’enseignants, a fait un travail remarquable.

Contact

Isabelle Assingar, Chargée de Communication isabelle.assingar@undp.org