La diaspora Tchadienne en appui aux services de santé nationaux

18 déc. 2013

imageLe pédiatre Zakaria Ahmed prenant en charge un bébé prématuré. Crédits: M.Agrei/ OIM

Le programme TOKTEN/MIDA, mis en oeuvre par l’Organisation internationale pour les Migrations (OIM) est soutenu par le PNUD. En 2013, le projet a déployé 15 membres de la diaspora tchadienne résidant en France en partenariat avec l'association GESST pour renforcer les capacités des institutions et acteurs des secteurs de la santé et de l’enseignement supérieur au Tchad.

Dr Zakaria Ahmed est un membre de la diaspora tchadienne vivant en France. Il est pédiatre en néonatalogie et chef de service à la maternité du centre hospitalier Robert Ballanger en Ile de France. « Je suis spécialisé dans la prise en charge des prématurés depuis plus de 20 ans, je suis le seul tchadien dans cette spécialité en France. »  Ce pédiatre expérimenté est resté à N’Djaména du 4 au 30 juillet 2013 pour appuyer l’hôpital de la Mère et de l’Enfant (HME). Dr Ahmed a l’expérience du terrain et a déjà partagé ses compétences dans des contextes difficiles.« Je suis déjà venu en 2010 avec Médecins du Monde dans le Kanem pour assister l’ONG dans la prise en charge des enfants malnutris. Je suis aussi allé au Congo, en Haiti. Ici comme ailleurs, j’ai dû m’adapter, je n’ai jamais exercé en Afrique sauf dans des missions ponctuelles comme celle-ci. Les pathologies sont à peu près les mêmes, mais ce sont les moyens que l’on a pour travailler qui diffèrent. »  Le Tchad a, parmi sa diaspora,  des ressources humaines compétentes et l’expertise de ces nationaux expatriés constitue une opportunité que le PNUD et l'OIM tentent de mobiliser, notamment, dans des secteurs clés comme la santé.

Dr Ahmed, conscient des défis à relever, ne se décourage pas pour autant et résume l’esprit du projet en quelques mots: «Je suis là pour apporter ma pierre et améliorer le service de la santé au Tchad », souligne-t-il. «Il faut s’adapter aux conditions de travail ici, j’observe et je discute avec les anesthésistes, les chirurgiens et on cherche comment améliorer les choses dans la prise en charge des enfants. Certains ont vraiment appris avec moi et moi j’ai avec eux. »

Le projet Tokten/Mida espère contribuer à l’amélioration des performances et de la qualité des services des institutions ciblées dans le secteur de la santé et de l’enseignement supérieur.  Le projet initial d’une durée de 11 mois a un budget limité mais l’ambition est de construire un programme multi-annuel couvrant plusieurs pays. Depuis le début de l’année 2013, des professionnels de la santé (anesthésiste, gastro-entérologue, cancérologue, chirurgien orthopédiste…) sont intervenus et d'autres missions d’appui à l’enseignement ont été organisées.