« Je veux que mes compatriotes et confrères puissent acquérir plus de compétences »

09 oct. 2013

imagePr Levy Allam, Président du GESST Crédits: Agrei/OIM

Le projet MIDA,  financé par le PNUD et  mis en œuvre par l’OIM a organisé du 24 au 25 Septembre à la Bibliothèque Nationale un atelier national d’information et de formation sur la mobilisation des compétences des Tchadiens à l’extérieur pour le développement.  L’objectif de cet atelier est d’approfondir les connaissances et les techniques des institutions bénéficiaires, acteurs et décideurs sur la Migration et le Développement.

L’atelier devrait jeter les bases pour le développement d’une stratégie nationale pour la mobilisation des tchadiens résidant à l’étranger et à long terme de permettre au Tchad, à l’instar des autres pays d’Afrique, de tirer le maximum de profit des potentialités que représentent les Tchadiens résidant à l’étranger.

Le projet TOKTEN en est à son septième mois d’exécution et a déjà déployé 12 experts dont 8 médecins et 4 professeurs d’université membres de la diaspora tchadienne résidant en France en partenariat avec le  Groupe D’entraide à L’Education Supérieure et à la Santé au Tchad (GESST)  pour renforcer les capacités des institutions et acteurs des secteurs de la santé publique et de l’enseignement supérieur.

Association créée par un groupe d’Universitaires Tchadiens de France, le GESST a pour vocation de développer une coopération pouvant soutenir le développement de ces secteurs prioritaires au Tchad.

Durant cet atelier, nous avons rencontré le président du GESST, le Professeur Lévi Allam.

Question : Pouvez –vous nous raconter votre parcours et avez-vous déjà pensé à revenir au Tchad ?

Professeur Lévi Allam (PLA): Je suis  titulaire d’un doctorat en électronique, l’année où j’ai fini mes études en France a malheureusement correspondu avec une période instable au Tchad alors que je devais revenir travailler à la Coton-Tchad.  Je suis resté en tant que Maitre de Conférences en France, puis je suis devenu professeur d’université à Orléans avant de diriger un département d’électronique à l’université de Chartes.

Question : Comment est né le GESST ?

P.L.A. : En 1995, nous sommes venus pour un programme TOKTEN (Programme de transfert de compétences du PNUD, ndlr), alors que l’OIM n’existait pas encore, la diaspora s’est rencontrée ici, on a vu qu’il y avait beaucoup de besoins et nous avons décidé de nous organiser. Je suis ensuite venu de 1995 à 2011 pratiquement chaque année. Mais l’association est tombée en sommeil avant de renaitre grâce à ce projet initié en février 2013.

Question : Durant l’atelier, on entendu beaucoup de choses sur les aspects positifs de la migration pour le développement, quelle est la vision du GESST ?

P.L.A. : Nous faisons la promotion d’une approche positive de la migration, nous voulons mettre à disposition  nos compétences pour notre pays d’origine. Ce qui m’épanouit c’est de voir que mes compatriotes et confrères puissent acquérir plus de compétences.

Question : Quels sont vos projets futurs par rapport au programme MIDA ?

P.L.A. : Nous sommes en train d’accroitre le nombre de personnes et notamment de femmes dans notre répertoire.  Nous avons  aussi d’autres compétences dans notre répertoire que nous souhaiterions mettre en valeur, des ingénieurs, des commerciaux, des experts en télécommunications. 

L’atelier devrait jeter les bases pour le développement d’une stratégie nationale pour la mobilisation des tchadiens résidant à l’étranger et à long terme de permettre au Tchad, à l’instar des autres pays d’Afrique, de tirer le maximum de profit des potentialités que représentent les Tchadiens résidant à l’étranger.