Les apprenantes de l’atelier de couture pensent à un meilleur avenir

Soutenir l’autonomisation des femmes par le développement de leurs compétences.

une apprenante ravie de sa formation
Une apprenante ravie de sa formation. Crédits: M.Bello/PNUD

En ce samedi après-midi, alors que la ville s’active autour du marché, nous retrouvons les apprenantes de l’atelier de couture à l’antenne de la CELIAF de Doba. Nous faisons alors la rencontre de Silvie Nodjinsam qui nous explique pourquoi elle a rejoint le projet : «Avec mes 4 enfants, c’est un peu difficile de joindre les deux bouts, je voulais un revenu supplémentaire pour prendre soin d’eux. J’ai entendu parler de la formation à la radio et j’avais vraiment envie de participer».  

A retenir

  • Des centaines de femmes formées à la couture dans les 10 antennes de la CELIAF
  • Le PNUD soutient aussi des ateliers d’alphabétisation et d’informatique

Consciente sans doute de leur handicap et de la difficulté de s’engager dans des activités génératrices de revenus, les femmes de Doba ont cette fois décidé de saisir leur chance. Elles sont nombreuses à placer leurs espoirs dans ces nouveaux ateliers financés par le PNUD dans 10 antennes de la CELIAF au Tchad.  Mme Nodjinsam confie ses ambitions : «J’espère que la couture va m’aider à créer un petit commerce, Je n’ai pas vraiment d’activité fixe mais je me débrouille, je tricote des mouchoirs et je produis de l’huile de karité, mais cela ne me rapporte pas beaucoup »

Pour le PNUD et la CELIAF, il est indispensable de doter les femmes tchadiennes des moyens de production pouvant faciliter leur accession à leur indépendance matérielle.  Les machines à coudre participent au processus d’autonomisation de la femme et contribuent à promouvoir leur développement socio-économique.

Silvie Nodjinsam  a déjà fait beaucoup de progrès et elle n’est pas peu fière : « Ça fait trois mois que j’ai commencé mais j’ai déjà cousu des robes et des chemises, mes enfants sont très fiers et très contents ! Après cette formation, je vais économiser, trouver une tontine pour m’acheter des tissus et chercher des clients. Je ne peux pas supporter de voir mes enfants dans le besoin, donc je vais vraiment essayer de tirer un maximum de cette formation. »

Il y a dans le pays une prise de conscience progressive du rôle décisif de la femme dans les avancées sociales et économiques et donc dans le développement. Au Tchad, leur situation, comme celle de Silvie, demeure précaire. Elle fait pourtant front: « Je fais partie de différents groupements féminins, quand on est une femme seule c’est plus difficile, mais quand on se met ensemble on reprend des forces et du courage.»