Plateformes multifonctionnelles: un soutien durable aux activités du monde rural

le projet du PNUD continue de servir les communautés

demonstration moulin à mil
Une membre du groupement devant le moteur du moulin à mil. M.Bello/PNUD

La plateforme multifonctionnelle de Maïbessé est une manifestation concrète de la politique pro-pauvre appliquée par le PNUD. Le projet Appui à la Réduction de la Pauvreté et de l’Insécurité Alimentaire (PARPIA) a été clôturé en 2011 mais ses acquis sont perceptibles car les femmes bénéficiaires continuent de faire fonctionner cet atelier composé d’un moulin à mil, d’une décortiqueuse, d’une concasseuse, d’un poste à soudure, d’un congélateur, le tout alimenté par un groupe électrogène.

A retenir

  • Le moulin à mil est utilisé par plus de 200 femmes
  • Les hommes bénéficient aussi d'un poste à soudure pour le materiel agricole

«Avant l’implantation de ce moulin, on écrasait les noix de karité ou l’arachide avec le pilon ou on se déplaçait à pied à Sarh (18 km) parfois pour aller au moulin. La plateforme a soulagé nos tâches, vraiment. Même si on paye une somme pour le service, c’est mieux que de tout faire manuellement» nous confie une femme.

Toutes les femmes du village viennent à la plateforme voire des villages environnants. Parfois en un jour, une centaine de femmes peuvent se succéder ici. « Nous venons moudre notre mais, notre mil, notre sorgho, et nous faisons aussi la transformation du karité en beurre et de l’arachide en huile. » nous expliquent-elles, « Après, nous vendons sur les marchés et parfois nous mettons notre production en commun pour vendre au nom du groupement.»

« Il y a des retombées dans mon foyer. J’écrase l’arachide au moulin ici,  je fais de la pâte que je revends au marché, J’ai pu acheter des médicaments et des vêtements à mes enfants. Cela donne une autre vision dans ma famille » renchérit une autre femme, un enfant en bas-âge dans les bras.

L’Union des Groupements Féminins de la commune de Maibessé a aussi été sensibilisée sur la protection de l’environnement. Aujourd’hui, les participantes vulgarisent le message et servent de relais dans les communautés. «On conseille nos frères et sœurs sur l’importance de la sauvegarde de nos ressources, de nos arbres et des animaux du parc, on essaye de changer les pratiques. »


Al Hadj Souleymane Sekingar, animateur volontaire dans le Parc de Manda, explique que « quand les femmes  viennent au moulin, elles donnent une petite contribution en vue de l’entretien du moulin et l’achat du carburant. C’est comme ça que cela continue à fonctionner».  L’argent est déposé dans la caisse et géré par un comité de gestion qui fait le suivi et qui se charge des dépenses de maintenance ». Un exemple frappant d’une initiative qui continue à porter ses fruits.