La ville de Kelo sur la voie du développement

Avec l'appui du PNUD , le Maire de Kélo est mieux outillée pour la gestion de sa commune. Crédit : M. Bello/PNUD
Le PNUD appuie la décentralisation au Tchad. Crédits: M. Bello/PNUD

Ville cosmopolite de par sa situation de carrefour allant vers la frontière camerounaise et vers le sud du pays, Kélo abrite des Tchadiens de toute origine, attirés par son potentiel économique. Avec environ 60 000 habitants, elle est l’une des 42 communes qu’appuie le PNUD dans le cadre de son Programme d’appui à la  Décentralisation et à la Gouvernance locale.


Native de Kélo, Mme Kirnakining a d’abord été une femme d’affaires sans réelle vocation politique. Elle été engagé avec la société civile, elle animait les jeunes et appuyait dans l’exécution de plusieurs activités à Kelo, notamment, dans les domaines de l’assainissement et du sport. Elle a aussi présidé une union de 38 groupements féminins.

A retenir

  • Le PNUD appuie 42 communes dont Kélo avec environ 60 000 habitants .
  • Nommée Maire par intérim en 2008 , Mme Achta Kirnakining a été confirmée lors des élections municipales de 2012, à travers le ‘’Programme d'Appui au Processus Electoral au Tchad’’ (PACE).
  • Un projet d’assainissement de la ville est financé à hauteur de 8 610 000 CFA pour l’enlèvement des ordures. «
  • 400 bacs 400 à ordure installés dans 3 quartiers du centre-ville pour commencer l'assainissement de Kélo.


Elle a été d’abord nommée Maire par intérim en 2008 faisant suite à  consensus populaire autour de sa personne. « Quand le maire  a été  suspendu, pendant un temps, il y n’y a avait pas d’intérimaire. Le gouverneur a donc consulté la société civile, les femmes, les jeunes, les sages et tous ont recommandé ma nomination » nous confie-t-elle avec un grain de fierté.Cette légitimité populaire a été confirmée lors des élections municipales de 2012, appuyées par le PNUD à travers le ‘’programme d'appui au processus électoral au Tchad’’ (PACE)


Aujourd’hui Maire de Kelo, Madame Achta Clémentine Kirnakining, est la seule femme élue locale du pays. Le combat est loin d’être gagné déclare-t-elle car: «être une femme Maire n’est pas chose facile.  Il y a des gens qui n’acceptent pas la présence d’une femme à un poste de décisions. Parfois, ils viennent pour régler un problème, mais quand ils trouvent une femme, ils se braquent.

Même des agents de la mairie refusaient mes instructions pour la simple raison que je suis une femme mais j’ai réussi à me faire respecter. Les affaires ont fait de moi une femme de caractère qui ne cède pas facilement», avoue-t- elle.


Grâce aux nombreuses sessions  de renforcement des capacités organisées par le PNUD, Mme Achta comprend mieux le rôle et la mission d’un Maire élu.  « C’est grâce à ces formations qu’on a pu clarifier nos priorités et nos relations avec notre tutelle et cela nous a permis de savoir où notre liberté commence et s’arrête. Il y avait beaucoup de divergences avec les conseillers mais lors de la dernière session budgétaire, le niveau de discussion a vraiment changé et les comportements aussi », annonce-t-elle. «Le PNUD me permet d’apprendre, d’acquérir des compétences pour devenir un meilleur maire ». ajoute-t-elle avec satisfaction.


Le PNUD a aussi financé la participation de Mme Achta Kirnakining  au colloque « Femmes élues locales du monde » à Paris en 2012. « A cette occasion, j’ai pu rencontrer et nouer un partenariat avec la Délégation Catholique pour la Coopération qui va nous envoyer deux (2) volontaires spécialisés en assainissement et en agronomie afin d’apprendre aux habitant de Kélo comment mener des  cultures maraichères en saison de pluies entre autres. Cette initiative sera soutenue financièrement par le PNUD » ajoute-elle.


Enfin et partie grâ0ce à l’engagement du maire, la commune de Kélo est retenue pour un projet d’assainissement financé par le PNUD à hauteur de 8 610 000 CFA pour l’enlèvement des ordures. « On mettra 400 bacs à ordure dans 3 quartiers du centre-ville pour commencer ». annonce Madame le maire.  « J’étais dans l’engagement volontaire avec la société civile à force d’aimer ma ville, je suis entrée en politique sans m’en rendre compte, mais je n’aime pas vraiment la politique et ses protocoles. Je suis plus pragmatique. Vous voyez, je n’ai pas de garde du corps, j’ai envie de rester proche des gens.», conclut-t-elle.