6 Réduire l’extrême pauvreté et la faim

Où en sommes-nous ?

Le beurre de karité baraté
Le beurre de karité pour la commercialisation.Crédits : M. Bello/ PNUD

La cible OMD 1 n'a pas été atteinte

Des progrès importants sont réalisés dans le monde urbain, alors que la pauvreté rurale reste massive. 87% de la pauvreté monétaire qui sévit au Tchad se situe en milieu rural[1]. Or, selon le recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) de 2009, 78% de la population tchadienne vit en milieu rural.

Les indicateurs de malnutrition demeurent élevés et ne régressent guère. De fortes inégalités existent, au détriment de la zone sahélienne. L’enquête de sécurité alimentaire et de vulnérabilité structurelle (EVST) réalisée en 2009 souligne que la prévalence de la malnutrition frappe surtout les enfants de milieu rural : 35 % de ces enfants souffrent de malnutrition chronique globale , contre 24 % pour les enfants des milieux urbains.

[1] Selon le rapport des OMD 2010.

Nos histoires

1.18 années
d'ici
à 2015

1990 2015
Cibles
  1. Réduire de moitié, entre 1990 et 2015, la proportion de la population dont le revenu est inférieur à un dollar par jour
    • La crise économique mondiale a entraîné un ralentissement des progrès, mais le monde reste en passe d’atteindre la cible relative à la réduction de la pauvreté.
    • Avant la crise, la pauvreté avait diminué en gravité dans presque toutes les régions.
  2. Assurer le plein-emploi et la possibilité pour chacun, y compris les femmes et les jeunes, de trouver un travail décent et productif
    • La détérioration du marché du travail, déclenchée par la crise économique, a entraîné une baisse brutale de l’emploi.
    • Avec la perte d’emplois, un nombre croissant de travailleurs est obligé d’accepter des emplois précaires.
    • Depuis la crise économique, un nombre croissant de travailleurs se retrouvent dans une pauvreté extrême avec leurs familles.
  3. Réduire de moitié, entre 1990 et 2015, la proportion de la population qui souffre de la faim
    • La faim est peut-être remontée en flèche en 2009, l’une des terribles conséquences des crises alimentaire et financière mondiales.
    • Les progrès en vue d’éradiquer la faim patinent dans la plupart des régions.
    • En dépit de certains progrès, un enfant sur quatre souffre encore d’insuffisance pondérale dans le monde en développement.
    • Les enfants des zones rurales ont deux fois plus de chances de souffrir d’insuffi sance pondérale.
    • Dans certaines régions, la prévalence des enfants souffrant d’insuffisance pondérale est nettement plus élevée chez les pauvres.
    • Plus de 42 millions de personnes ont été déracinées par les conflits ou les persécutions.