Le Tchad

 
Situation géographique

 

Le Tchad est un pays vaste et de faible densité humaine. Il connait pourtant d'importants contrastes. Le tiers nord du pays est occupe par le Sahara, et presque vide d'hommes. Plus au Sud se trouve le Sahel ou les précipitations sont plus importante, de 300 a 600 mm. C'est dans le sud de cette zone que se trouve la capitale Ndjamena. Plus au sud encore, il y a une zone de savane ou les précipitations peuvent dépasser les 900 mm. C'est la, dans le sud-ouest qu'en moyenne les densités sont les plus élevées. 


Situation démographique

 

En juillet 2007, la population tchadienne était estimée a environ 9,9 millions d'habitants, avec un taux de croissance démographique annuel de 2,3%. En 1993, le Recensement général de la population et de l'habitat donnait le chiffre de 6 288 261 habitants. Plus de 47% de la population avait moins de 15 ans et le taux de fécondité était de 5,5. L'espérance de vie était de 47 ans. 

La population totale du Tchad en 2005 est estimée a 9 944 201 habitants. En 1993, le Recensement général de la population et de l'habitat donnait le chiffre de 6 288 261 habitants. La population tchadienne se caractérise par sa jeunesse : prés de la moitie a moins de quinze ans. 

Population active rurale (1995) : 80,8 % de la population active

Taux annuel moyen de croissance démographique (1990-99) : 2,98 % 

Esperance de vie moyenne (1989-2009) : 50,4 ans 

 

Situation politique

 

Après trois décennies de guerre civile, le Tchad s’est engagé, depuis le début des années 90 dans un processus de réformes politiques profondes visant à créer et consolider les bases d’un état de droit. La Nouvelle constitution se fonde sur les principes de l’Etat de droit et de démocratie pluraliste et préconise un Etat unitaire décentralisé pour faire participer effectivement la population à l’exercice du pouvoir et de leurs droits.

Les dernières élections législatives et présidentielles ont été organisées respectivement en 2002 et 2006. Les élections présidentielles de 2006 avaient été précédées d’un référendum Constitutionnel en juin 2005. Ce référendum constitutionnel ainsi que l’élection présidentielle de 2006 avaient été boycottés par les partis de l’opposition et les organisations de la société civile. Depuis, le contexte a beaucoup évolué avec la signature de l’accord politique en août 2007. La signature de cet accord représente une avancée majeure dans la restauration de la confiance politique et la consolidation du processus démocratique tchadien.

Il est le fruit d’un exercice de dialogue politique exemplaire, engagé en décembre 2006 avec le soutien de la Communauté Internationale mené avec détermination, par les principaux partis représentatifs de la scène politique tchadienne. Il a permis le toilettage des textes, notamment le code électoral et les textes subséquents. A ce titre, plusieurs lois et textes réglementaires ont été adoptés et promulgués.  Il est à reconnaitre que la révision du code électoral ainsi que la redéfinition des mandats et la composition des institutions impliquées dans le processus électoral constituent un pas vers la normalisation de la situation politique. Il est également à noter que des efforts sont en cours pour compléter cet arsenal juridique, notamment les lois sur le régime de la Presse et la révision de la loi relative au Haut Conseil de la Communication, suite aux états généraux de la Communication.

A ce nouvel environnement juridique, il faudra ajouter le Recensement Général de la Population et de l’Habitat dont les résultats sont actuellement disponibles et ont permis de déterminer la tranche de la population en âge de voter, une opération indispensable pour évaluer les coûts des opérations électorales. 

Enfin, les membres de la CENI ont été nommés au mois de juillet 2009;  Un bureau de 7 membres a été constitué et les différentes commissions qui la composent sont formées. Il s’agit d’une CENI paritaire, composée de 31 membres dont 15 issus des partis de la Mouvance présidentielle, 15 des partis de l’opposition et un Président, une personnalité reconnue pour ses compétences, son expérience, son intégrité morale et sa hauteur de vue.

 

Situation économique

 

Le Tchad demeure une économie fragile de par la faiblesse de son PIB par habitant (646 $) et son classement IDH en 2009 (170ème/179). Selon les dernières estimations de l’INSEED, le taux de croissance de l’économie se situerait  à 1,9% en 2009, contre +0,01% en 2008. Les secteurs d’activité sont principalement l’agriculture (16% du PIB) et le commerce (10%), l’industrie manufacturière marginale, repose essentiellement sur la transformation des produits agricoles(sucre et coton fibre). La filière du coton est en plein repli (-50% de la production en deux ans.


L’exploitation pétrolière a généré des recettes représentant jusqu’à 48% du PIB en 2008. Cependant, l’orientation sécuritaire du budget conjuguée à l’effondrement des cours du brut (fin 2008) a eu pour conséquence le réajustement des priorités dans l’exécution du budget 2009 . Les nouvelles explorations et le lancement des travaux d’exploitation (champ pétrolifère de Bongor et pipe-line vers Djermaya) pourraient ouvrir de nouvelles perspectives de ressources.


Le programme de référence (1er avril au 31 octobre 2009) présenté par le Tchad, a été approuvé par le FMI. Par ce programme, le Tchad s’est engagé à assainir son cadre macroéconomique à travers, essentiellement, l’observation des règles et procédures de bonne gestion des finances publiques. La réussite de ce programme ouvrira au pays l’accès à de nombreux guichets pour négocier un deuxième accord au titre de la Facilité pour la Réduction de la Pauvreté et la Croissance (FRPC), dont la bonne exécution conduira à l’atteinte du point d’achèvement de l’IPPTE, courant 2010. Elle permettra au pays de bénéficier d’une annulation de près de 800 milliards de FCFA de sa dette extérieure et d’importantes ressources nécessaires à la mise en œuvre de sa Stratégie Nationale pour la Réduction de la Pauvreté (SNRP2), qui intègre également l'atteinte des OMDs et que le gouvernement a officiellement lancé en février 2009. Somme toute, les effets escomptés de l’amélioration espérée du climat politique et la tenue des élections législatives et communales auxquelles le PNUD apporte un appui technique et financier- les importants investissements  dans l’exploration et le développement de nouveaux gisements, les gains de productivité consécutifs à l’amélioration des infrastructures, notamment dans les transports devraient se traduire en 2010 par des taux de croissance positifs.


Sur le plan social, le gouvernement a lancé une campagne vigoureuse pour la lutte contre les violences basées sur le genre et la réduction de la mortalité maternelle avec l'appui des agences des Nations Unies. Des efforts soutenus sont également en cours pour renforcer l'état de droit, restaurer la cohésion sociale et faciliter le retour des personnes déplacées à l'Est et cela avec l'appui de la MINURCAT des agences des Nations Unies, de l'UE et de l'Agence française de développement.