OMD 1 : Eliminer l’extrême pauvreté et la faim
En 1995, selon l’ECOSIT1, les personnes vivant en dessous du seuil de la pauvreté représentaient 54% de la population tchadienne. C’est cette proportion qui a été prise comme base pour fixer la proportion cible à l’horizon 2015 à 27%. Bien qu’elles ne soient pas directement comparables les données de l’ECOSIT2 suggèrent que l’incidence de la pauvreté a peu diminué. Pour atteindre la cible de 2015, la proportion de la population vivant en dessous du seuil de la pauvreté devrait être portée à 34% a la fin de la période de la SNRP2. Relever ce défi va nécessiter une croissance forte et soutenue, et aussi une plus grande participation des pauvres dans le processus de croissance et des bénéfices qui seront générés.
En 1995, 44,2 % de la population tchadienne n’atteignaient pas le niveau minimal d’apport calorique de 2160 kilocalories. L’objectif est de réduire cette proportion de moitié (22,1%) à l’horizon 2015. L’enquête ECOSIT 2 montre qu’en 2003 plus du tiers des tchadiens n’avaient pas les ressources nécessaires pour satisfaire leurs besoins alimentaires. En outre, 37% des enfants de moins de 5 ans présentent une insuffisance pondérale. Le problème de la faim reste donc un problème majeur au Tchad, notamment pour les populations les plus pauvres et les plus vulnérables. Pourtant pour se situer dans la perspective d’atteindre la cible de 2015, la proportion de la population n’atteignant pas le seuil calorifique devrait être réduite à 26,5% au cours de la période de la SNRP2.